Un début de journal

J’aurais beau être entouré de mille personnes, je serais seul. La solitude est un mot qui ne répond pas à sa définition du dictionnaire.

Alors je suis seul, chez moi, couché dans mon lit, à attendre que le sommeil vienne, mais il ne vient pas, le sommeil. Peut-être qu’il est plus tôt que je ne le crois. Il est toujours trop tôt, le temps, quand on n’a rien à faire. Ou bien c’est peut-être le café de ce matin ? Des fois, quand je me lève, il est déjà temps de me coucher. Je ne sais pas, aujourd’hui.

Alors j’attends. D’ailleurs, je n’ai jamais trouvé d’autres manières de dormir que d’attendre. Perdre le contrôle de soi et de sa volonté. C’est ça, le sommeil. Alors tant qu’on veut, tant qu’on désire, tant qu’on aime, le sommeil nous ignore. Le sommeil est probablement aussi seul que moi.

J’ose, l’espace d’une seconde, penser à demain. Je me ravise. Les espoirs et les attentes ne mènent qu’à la déception. Plus qu’au jour le jour, c’est à la seconde, qu’il faut vivre sa vie. Elle dure de toute façon bien plus longtemps ainsi.

Je suis seul, peut-être, chez nous, couché dans mon sommeil, à attendre que mon lit me trouve, mais je ne le trouve plus. Je regarde par la fenêtre et je contemple le soleil qu’ils ont planté tout près, au sommet d’un poteau de fer. Mon eau est orange comme le ciel étoilé.

Je n’arrive plus à regarder le réverbère, alors je regagne mes couvertures, où je finis par m’endormir mollement.

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