Solitude

je suis l’étoile d’acier qui existe quand tu ne regardes pas
qui brille gris quand tu aimes quelqu’un d’autre
et je suis las de parler alors laisse-moi mourir

ne me rappelle pas que tu m’as déjà souri
quand les pétales de cerisiers tombaient encore sur la mer du japon
nous dansions nus sur l’eau et je ne savais nager que dans tes bras

te souviens-tu de toute façon
je t’avais dit que mon nom est solitude
tu m’avais cru en m’embrassant d’une larme bleue

je t’ai perdu quand il ventait cet hiver
j’avais mangé trop de ciment pour te plaire et tu étais plus léger que moi
il n’y avait que le soleil pour me consoler le midi quand il était à jeun

je sais que l’hiver a refroidi mon sang
mais j’ai toujours trouvé que mon coeur était moins froid que tes yeux
ton visage plus blanc que la nuit

ne me regarde pas je veux rester accroché là-haut
inaccessible j’ai l’impression de vivre la condamnation
de mes sentiments unilatéraux

comme un milliard d’autres étoiles

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s