Solitude

je suis l’étoile d’acier qui existe quand tu ne regardes pas
qui brille gris quand tu aimes quelqu’un d’autre
et je suis las de parler alors laisse-moi mourir

ne me rappelle pas que tu m’as déjà souri
quand les pétales de cerisiers tombaient encore sur la mer du japon
nous dansions nus sur l’eau et je ne savais nager que dans tes bras

te souviens-tu de toute façon
je t’avais dit que mon nom est solitude
tu m’avais cru en m’embrassant d’une larme bleue

je t’ai perdu quand il ventait cet hiver
j’avais mangé trop de ciment pour te plaire et tu étais plus léger que moi
il n’y avait que le soleil pour me consoler le midi quand il était à jeun

je sais que l’hiver a refroidi mon sang
mais j’ai toujours trouvé que mon coeur était moins froid que tes yeux
ton visage plus blanc que la nuit

ne me regarde pas je veux rester accroché là-haut
inaccessible j’ai l’impression de vivre la condamnation
de mes sentiments unilatéraux

comme un milliard d’autres étoiles

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Improvisation automatique

tu erres petit tourment fictif comme si tu n’existais pas. nargue le monde nargue-moi toi qui des fois s’appelle souffrances. parce que les mots n’ont pas appris à effacer les battements de mon coeur il ne reste plus j’ai l’impression que l’ecstasy placebo à avaler le matin pour passer la journée une effluve de bonheur menti dans les veines. j’aimerais tellement pouvoir placarder le bonheur sur mon mur comme on épingle un papillon. mais tu me tracasses plutôt enveloppé dans un parfum cheap pour je ne te reconnaisse pas. si tu savais hypocrite comme je te sens venir de loin quand tu te fais passer pour un autre et tu perdures en note de fond jusqu’à me faire vomir ce que je n’ai même pas mangé depuis deux jours. j’aimerais vraiment t’offrir toute la merde du monde mais je sais que tu me sourirais en répondant kitsch alors je me tais comme tous les autres d’ailleurs et je survis avec toi sur mon épaule qui brise mes pas de ta lourdeur de plume de plomb. ne restent plus que les élans déchirés d’une musique abstraite pour me faire croire qu’il y aura peut-être demain.