MAK – Montréal – 30 septembre 2011

MAK, découverte, planer. Être pris entre deux espaces. Entre l’air et l’air.

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Major House – Montréal – 10 septembre 2011

Interlude musical. Mind fuck solide. Nadine with attitude. Crier et puis mourir et crier encore.

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Major House – Montréal – 18 juin 2011

The void. Silence. Bruit. La tête me tourne de tout. Te souviens-tu de l’hiver inlassable qui vomit sa pluie blanche ?

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États communs

nous sommes le silence brisé des voitures sur les routes de pluie
hier encore nous fondions comme un chocolat oublié dans une poche
mais aujourd’hui nous reprenons vie pour palpiter dans les veines sociétales

nous sommes mille cafés bus sur une table aérée
sourires discrètement énoncés pour ne pas déranger les gens aux fragiles moeurs
nous sommes à la recherche de la liberté qui sonne comme équilibre
nous sommes ces arbres qui ne connaissent pas le mot tristesse
comme ces larmes qui n’ont pas demandé à naître

nous sommes deux utopies de gens morts
où le mot justice résonne dans les os défunts
où nous savons aimer

nous sommes toi et moi
perdus dans les mésententes de l’hypocrisie de convenances.

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1er mai, Montréal – Partie 3

Retour.

Bonheur.

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1er mai, Montréal – Partie 2

Godspeed You! Black Emperor.

Extase.

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1er mai, Montréal

En attente de Godspeed You! Black Emperor.

Frénésie.

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Comme ce soir

joie placebo, morte entre tes doigts — une main
tombe comme un couteau dans ta plaie
tourne et tourne et tourne
un cri de souffrance (qui ressemble à la lune)
et la porte grince entre tes dents en silence
profond.

demain sonne à la porte
comme une déception accompagnée de ton sourire
en pleurs.

reste encore la nuit
fond encore sous les étoiles d’acier
toi encore sur la table
café encore.

mais les animaux nocturnes
viennent se tuer sur nos pare-brise
la pluie le soleil
la romance des fictions articulées.

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Solitude

je suis l’étoile d’acier qui existe quand tu ne regardes pas
qui brille gris quand tu aimes quelqu’un d’autre
et je suis las de parler alors laisse-moi mourir

ne me rappelle pas que tu m’as déjà souri
quand les pétales de cerisiers tombaient encore sur la mer du japon
nous dansions nus sur l’eau et je ne savais nager que dans tes bras

te souviens-tu de toute façon
je t’avais dit que mon nom est solitude
tu m’avais cru en m’embrassant d’une larme bleue

je t’ai perdu quand il ventait cet hiver
j’avais mangé trop de ciment pour te plaire et tu étais plus léger que moi
il n’y avait que le soleil pour me consoler le midi quand il était à jeun

je sais que l’hiver a refroidi mon sang
mais j’ai toujours trouvé que mon coeur était moins froid que tes yeux
ton visage plus blanc que la nuit

ne me regarde pas je veux rester accroché là-haut
inaccessible j’ai l’impression de vivre la condamnation
de mes sentiments unilatéraux

comme un milliard d’autres étoiles

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Improvisation automatique

tu erres petit tourment fictif comme si tu n’existais pas. nargue le monde nargue-moi toi qui des fois s’appelle souffrances. parce que les mots n’ont pas appris à effacer les battements de mon coeur il ne reste plus j’ai l’impression que l’ecstasy placebo à avaler le matin pour passer la journée une effluve de bonheur menti dans les veines. j’aimerais tellement pouvoir placarder le bonheur sur mon mur comme on épingle un papillon. mais tu me tracasses plutôt enveloppé dans un parfum cheap pour je ne te reconnaisse pas. si tu savais hypocrite comme je te sens venir de loin quand tu te fais passer pour un autre et tu perdures en note de fond jusqu’à me faire vomir ce que je n’ai même pas mangé depuis deux jours. j’aimerais vraiment t’offrir toute la merde du monde mais je sais que tu me sourirais en répondant kitsch alors je me tais comme tous les autres d’ailleurs et je survis avec toi sur mon épaule qui brise mes pas de ta lourdeur de plume de plomb. ne restent plus que les élans déchirés d’une musique abstraite pour me faire croire qu’il y aura peut-être demain.

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